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Mutualisation de données

Mutualisation de données et informations

Les enjeux

Problèmes : Les systèmes d’informations et de communication des alternatives sont éclatés et « concurrents » ; il n’y a pas d’échanges d’informations formalisés.

Solution (intention) : Créer un outil de communication libre et équitable : mutualisation des données pour faire converger les informations, gestion commune des données et vecteur de communication entre alternatives et vers les publics.

Public cible : Prioritairement les associations de réseaux (qui fédèrent déjà des données), ensuite les associations de terrains demandeuses.

Effets attendus : gains de temps, meilleure utilisation des ressources, communication plus fluide, cohérence, interconnaissance, partage de ressources, atteindre des nouveaux publics.

Besoins

Dès la réunion de lancement en avril 2018, les participants (entre 30 et 40) ont exprimé le besoin de se retrouver et de communiquer dans des lieux partagés : des espaces physiques - voir « mutualisation de lieux » - mais aussi des espaces numériques où il devrait être possible d’échanger les idées, de partager des contacts et des savoir-faire, de « se faire connaître », ou encore de « partager des solutions aux problèmes rencontrés » et de « nouer des liens avec des personnes animées par des valeurs communes ».

Les ateliers de storytelling et de cartographie ont confirmé l’importance des besoins de rencontre et de communication, en indiquant la nécessité d'établir de meilleures synergies entre initiatives, lesquelles peinent souvent - selon les collectifs - à trouver les formes de soutien humain et financier qui leur sont nécessaires, à renforcer leurs rapports d'entraide et à faire converger leurs forces. C'est d'ailleurs devenu une sorte de lieu commun au sein de ces alternatives : "il faut faire converger les luttes".

Ces premiers ateliers ont montré que les porteurs d'alternatives bruxelloises sont désireux de basculer vers des outils dont ils seraient maîtres, des solutions locales, pour autant qu'on les y aide, et que leur "prise en main" n'implique pas de surcharge de travail (accessibilité, lisibilité, simplicité...).

Peu à peu, les ateliers ont permis de préciser les besoins et de mettre en priorité la mutualisation de données et informations. Concrètement, l’intention finale est de permettre à des alternatives bruxelloises de mettre en commun et gérer ensemble des données qui sont utiles à chacune d’elles, directement ou indirectement.

Opportunités et risques

Un système d’information et de communication libre, utile aux alternatives locales pourrait – c’est une hypothèse - accroître leur impact, renforcer les synergies et faciliter un saut d'échelle.

Quels sont les appuis dont il est possible de bénéficier en Région de Bruxelles-Capitale, pour pousser à l'émergence d'un tel dispositif ? Il y a une série d’acteurs qui sont déjà engagés dans cette mise en réseau des alternatives (Démosphère, Dewey, Bruxelles Mode d'emploi, Indymédia...), acteurs du libre (Domaine public, Nubo, In Common), médias radiophoniques et écrits (RadioPanik, Bruxelles en Mouvement, autres médias communautaires et locaux)...

Quels sont les risques? C'est le manque d'accessibilité, le risque de développer un outil qui réinvente la poudre, fasse concurrence avec des outils existants ou ne soit tout simplement pas utilisé. Le risque de produire une information qui ne soit pas de meilleure qualité, le risque de se perdre dans des tâches chronophages, de mise à jour, le risque de laisser le projet entre un trop petit nombre de mains etc.

Les questions de gouvernance, d'organisation interne et de transparence sont centrales. Pour éviter les risques en matière de concentration de la prise de décision, il faudra
(1) prévoir des moments de concertation, entre les membres du comité de pilotage, les partenaires du groupe porteur et les autres co-chercheurs (intelligence collective) et
(2) faire en sorte que les conditions d'élaboration et de gestion de l'outil puissent être observées et décrites par tous les participants.

Sous-questions de recherche

Dans le cadre de la problématique du projet, nous cherchons à savoir si le partage de données permet d’augmenter l’impact des alternatives bruxelloises qui amorcent ce type de processus.

Au centre de cette mutualisation, il y a l’idée d’une base de données commune.

Qu’est-ce que chaque alternative peut faire – seule – de mieux / de plus grâce à cette base de données ?
Impacts sur les activités des alternatives parties prenantes (accès plus rapide à des informations, données de meilleure qualité, utiles à la mise en œuvre des finalités sociétales...)

Qu’est-ce que les alternatives peuvent faire ensemble grâce à cette base de données ?
Impacts sur l’écosystème (croisement des publics, visibilité de l’étendue de l’écosystème, utilisation commune des données pour du plaidoyer...)

Living lab « In Common »

La mutualisation de données cartographiques sous forme de bibliothèque coopérative

Phase 1 - Constitution d’un groupe pilote (co-chercheurs) et des finalités de cette base de données

Le living lab est composé d’un groupe pilote rassemblant régulièrement Dewey, Petites Singularités et Réseau Transition, et plus ponctuellement Mycélium, Agroecology in Action, RESSOURCES, ConcertES, Bruxelles Environnement et d’autres acteurs de la cartographie en Europe. Le nom de ce collectif et de la future plateforme: In Common.

Lors des ateliers, ce living lab a accueilli une cinquantaine d’alternatives supplémentaires qui souhaitent continuer à faire partie des co-chercheurs Mutualisons.

Apprentissages :

  • En vue d’une mise à l’échelle des alternatives, volonté de :
    • co-gestion des données et
    • création d’un carrefour numérique des alternatives
  • Choix de limiter la mutualisation à des données géolocalisées: alternatives et ressources physiques

Expérimentations menées :

  • Co-pilotage et gestion d’une communauté de contributeurs
  • Co-création d’un outil de mutualisation de données
  • Mise en place d’une carte (nécessite des connaissances

Finalité : une plateforme permettant de mutualiser les bases de données existantes des alternatives, tout en veillant à ce qu’elles se nourrissent l’une l’autre afin d’améliorer la pérennisation des données.

Atelier Mutualisation de données

Phase 2 - Ateliers de co-création : présentation et évaluation participative (simulation) du potentiel d’In Common et ouverture d’autres champs d’innovation

Plusieurs ateliers thématiques ont eu lieu avec les secteurs de l'alimentation, de la santé et des acteurs de la transition, et un grand forum ouvert a été organisé en collaboration avec Bruxelles Environnement et VILCO (collectifs citoyens et acteurs de mutualisation).

Grâce à ces ateliers, la communauté de contributeurs/mutualisants s'est agrandie : création de lien, des groupes d’actions autour d'outils pratiques ont été amorcés avec une cinquantaine de participants, potentiels futurs co-chercheurs.

Par ailleurs, un des objectifs était aussi de mettre à l'épreuve notre projet de base de données en organisant des simulations de mutualisations de données, ce qui a renforcé notre diagnostic sur le type de données utiles et nous a permis d'identifier quelques impacts potentiels. Les outils qui ont été le plus cités sont :

  1. Carte des alternatives : asbl, associations de fait, coopératives, commerces alternatifs, collectifs citoyens, indépendants, mais aussi lieux disponibles (salles...) et "bonnes adresses" (fournisseurs utiles…)
    - Impacts souhaités : voir tableau ci-dessous
  2. Répertoire ou boîte à outils : dynamique de groupe, intelligence collective, communication, organisation, gestion, admin…
    - Impacts souhaités : assurer une gestion pérenne du collectif, gagner du temps, alléger la charge de travail (admin) et l’organisation (gestion), avoir des meilleures résultats
  3. Espace de partage : savoirs, expériences, témoignages, infos techniques, formations…
    - Impacts souhaités : essaimage, transmission, développer les savoirs et les compétences, mieux répondre à la demande du bénéficiaire
  4. Répertoire des productions de savoirs : données de recherche, publications, analyses/études (éducation permanente)
    - Impacts souhaités : sensibiliser plus de monde, faire connaître ce qui existe
  5. Agenda partagé : activités, formations, événements… de et pour les alternatives

Impacts attendus d'une bibliothèque de données cartographiques telle qu'In Common

Gain de temps

- Gain de temps et d'énergie (on sait où trouver l'info, tout est centralisé)
- Pouvoir se centrer sur ses compétences (du fait de ne plus devoir faire le travail de collecte de données soi-même)

Visibilité
Qualité & confiance
Lien / Cohésion
Impact

Phase 3 - Expérimentation de mutualisation de bases de données

La phase d'expérimentation a été entamée avec une quinzaine de co-chercheurs. Ensemble, ils ont créé la « carte des transitions ». Les contributeurs actuels sont Bruxelles Mode d’emploi, Réseau Transition, Uccle en Transition, la Zinne, EcoGreedy, Etterbeek en Transition. Des bases de données de différents types (Excel, MySQL…) ont été mutualisées dans une seule et même base de données, via des imports uniques et des imports dynamiques (synchronisation quotidienne).

Nous souhaitons ouvrir le groupe à plus de contributeurs en fin 2019.

Les objectifs de cette phase sont :

  • Tester l’outil cartographique
  • Analyser l’impact d’un nombre plus important de contributeurs sur la co-gestion de la base de données
  • Étudier ce que la mutualisation génère en termes d’impacts
  • En apprendre davantage sur la capacité des alternatives à travailler ensemble
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