Cheminement du projet Mutualisons !

Exploration: mutualisation et mise à l’échelle

→ janvier 2018-juin 2018
La mutualisation (l’entraide mutuelle) comme trajectoire de mise à l’échelle et d’augmentation d’impact des alternatives bruxelloises : explorations et états de l’art

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Thématiques de mutualisation pour le projet Mutualisons

→ mai 2018-décembre 2018
Les thématiques de mutualisation adaptées aux alternatives de transition bruxelloises et pertinentes pour l’ambition de mise à l’échelle : identification des thématiques prioritaires, construction des partenariats et définition des différents processus

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Expérimentations de différentes formes de mutualisation

→ janvier 2019-décembre 2019
La mise en œuvre de l’adaptation : expérimentations de différentes formes de mutualisation dans le contexte des alternatives de transitions bruxelloises. Difficultés, défis, forces, faiblesses

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Évaluation des mutualisations mises en œuvre

→ janvier 2020-décembre 2020

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L'émergence d’une identité commune

→ janvier 2018-décembre 2020

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Etape 1: Exploration: mutualisation et mise à l’échelle

→ janvier 2018 - juin 2018

La mutualisation (l’entraide mutuelle) comme trajectoire de mise à l’échelle et d’augmentation d’impact des alternatives bruxelloises : explorations et états de l’art

  • Qu’est-ce que je sais sur la mise à l’échelle et l’augmentation d’impact (des alternatives bruxelloises) ?

  • Qu’est-ce que je sais sur le potentiel et la pertinence de la mutualisation de ressources comme trajectoire de mise à l’échelle des alternatives bruxelloises ?

  • Comment ai-je acquis ces connaissances ?

  • Le groupe porteur élargi (partenaires financés + autres) est formé
  • Cahier de synthèse 1 : « La mutualisation comme trajectoire de mise à l’échelle des alternatives bruxelloises : définitions, potentiels, risques et enjeux »

Etape 2: Thématiques de mutualisation pour le projet Mutualisons

→ mai 2018 - décembre 2018

Les thématiques de mutualisation adaptées aux alternatives de transition bruxelloises et pertinentes pour l’ambition de mise à l’échelle : identification des thématiques prioritaires, construction des partenariats et définition des différents processus

  • Que mutualiser ? Quels sont les besoins qui seraient sujets à entraide mutuelle dans le monde des alternatives bruxelloises ?

  • Avec qui mutualiser ?

  • Comment mutualiser ?

  • Les ressources qui seront soumises à expérimentation sont clairement identifiées
  • Cahier de synthèse 2 : « Le manque de ressources des alternatives de transition bruxelloises : objectivation et analyse à partir des besoins des acteurs de ces alternatives »
  • Cahier de synthèse 3 : « Co-construire des mutualisations de ressources pour augmenter son impact : enjeux, méthodes et processus »
  • Les groupes d’action liés aux expérimentations sont formés et vont bientôt définir leurs objectifs

Quelles connaissances peuvent être tirées en lien avec le processus de co-construction des mutualisations : quelles difficultés, enjeux, questionnements, points d’attention sont à mettre en évidence ? Comment co-construire des mutualisations qui répondent à leurs objectifs d’augmentation d’impact ?

Comme décrit dans le Cahier de synthèse 3, le processus de co-construction de mutualisation de ressources est un processus itératif qui demande une grande flexibilité en terme de planification, mais aussi une capacité à se remettre en question. En effet, tous les processus que nous avons enclenché se sont transformé au rythme des interactions entre les co-chercheurs-mutualisants impliqués. Nous avons dû varier les méthodes et les techniques afin de tenir compte des intérêts et intentions des différents publics. Alors que nous comptions délivrer un cahier clôturé, il nous parait plus opportun de continuer à l’alimenter au fil de nos expérimentations jusqu’en fin de projet. Le récit de nos expériences pourra permettre à d’autres de mettre en place des processus similaires, en les adaptant à leurs contextes.

Etape 3: Expérimentations de différentes formes de mutualisation

→ janvier 2019 - décembre 2019

La mise en œuvre de l’adaptation : expérimentations de différentes formes de mutualisation dans le contexte des alternatives de transitions bruxelloises. Difficultés, défis, forces, faiblesses

  • Quelles sont les difficultés/problèmes rencontrés par les alternatives qui sont en train d’expérimenter une mutualisation ?

  • Comment résoudre ces difficultés ?

  • Qu’est-ce que ce processus nous permet d’apprendre sur la capacité des alternatives à travailler ensemble ? Qu’est-ce qui fonctionne ? Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? quels sont les facteurs d’échec ? Quels sont les facteurs de réussite ?

En cours...

  • Des mutuelles d’entraide seront concrètement mises en place
  • Les difficultés liées aux processus de mise en œuvre des mutuelles seront clairement identifiées et des pistes de solutions issues des actions seront dégagées
  • Working Paper 4 : « Actions de mutualisation de ressources entres alternatives bruxelloises : récits, retours d’expériences et mise en perspective »

Quelles connaissances peuvent être tirées sur la pertinence de la mutualisation de ressources en tant que vecteur de mise à l’échelle ? Comment mesurer cet impact ? Comment les alternatives se positionnent-elles à propos de la définition/mesure de leur propre impact social ?

En juin 2019, il était bien entendu impossible de conclure de façon tranchée. Tout au plus, nous pouvons affirmer qu’en tant que trajectoire de mise à l’échelle, la mutualisation est très concrètement envisagée et considérée comme une trajectoire privilégiée. Cependant, pour chaque type de ressource dont une mutualisation est envisagée et expérimentée, de nombreux obstacles sont identifiés : temps, ressources nécessaire pour le processus, incertitude des résultats, notamment.
Par ailleurs, la question de l’augmentation de l’impact demeure une question particulièrement complexe que peu d’alternatives se posent de façon frontale. Du fait de sa complexité, mais aussi du fait de la difficulté à mesurer son propre impact social, tant les facteurs explicatifs des changements observés peuvent être imputables à de nombreuses contingences à l’action des alternatives. Il est même parfois observé la difficulté de nommer/définir de façon précise l’impact social qui est porté par son propre projet : dans ce cadre, comment alors enclencher une mise à l’échelle ? Cette question est fondamentale pour nous, dans la mesure où les mutualisations que nous proposons se doivent de permettre à améliorer au moins, augmenter au plus, l’impact social des mutualisations qui sont impliqués.
L’étude de la question de l’impact social, dont l’augmentation définit le cœur du changement d'échelle qui nous occupe, apparaît aujourd’hui comme un des défis majeurs des prochaines étapes de notre recherche. Un défi tout aussi passionnant que nécessaire : il est relevé, sur le terrain, par un nombre croissant d’organisations visant à valoriser les projets citoyens et les entreprises de l’économie sociale, autrement que par la croissance et le nombre d’emplois créés.

Etape 4: Évaluation des mutualisations mises en œuvre

→ janvier 2020 - décembre 2020

  • La mutualisation (telle qu'envisagée et définie par les acteurs concernés) comme trajectoire de mise à l’échelle (telle que définie par les acteurs concernés) est-elle crédible une fois qu’une mise en action est réalisée ?

  • Vaudrait-elle la peine d’être, à son tour, elle-même élargie à d’autres thématiques-ressources, à d’autres quartiers ou espaces, d’être mise à l’échelle ?

Ce qui est attendu

  • Un système de critères et d’indicateurs d’évaluation des mutualisations comme trajectoire de mise à l’échelle
  • Une vision claire de la pertinence des mutualisations expérimentées pour le projet de mise à l’échelle
  • Working Paper 5 : « La mutualisation comme trajectoire de mise à l’échelle des alternatives bruxelloises : système co-construit d’évaluation »
  • Tableaux de bord pour chaque expérimentation de mutuelle : résultats, interprétation des résultats et plan de communication des enseignements et apprentissages générés

Transversal: L'émergence d’une identité commune

  • Qu’est-ce que je sais de l'existence d'une éventuelle communauté de nécessité et d’identité qui expliquerait l’association de millier de citoyens bruxellois dans les différents projets alternatifs bruxellois ?

  • Qu’est-ce que je sais des émergences, échecs, erreurs, réussites des mouvements alternatifs qui ont déjà émergés par le passé en Europe ou ailleurs ?

  • Comment puis-je définir une identité commune partagée aujourd'hui par les alternatives bruxelloises en termes de valeurs, d’ambitions, de théorie du changement, etc. ?

  • Note de synthèse (octobre 2018) reprenant les éléments « identité » apparus au cours de l'exploration des mutualisations comme trajectoire de mise à l’échelle
  • Note de synthèse (juillet 2019) reprenant les éléments « identité » apparus au cours de l'identification des thématiques de mutualisation adaptées aux alternatives de transition bruxelloises
  • Note de synthèse (décembre 2019) reprenant les éléments « identité » apparus au cours de l'expérimentation des différentes formes de mutualisation
  • Note de synthèse (décembre 2010) reprenant les éléments « identité » apparus au cours de l'évaluation des mutualisations mises en oeuvre

Quelles connaissances peuvent être tirées en termes d’émergence / existence / recherche d’une identité commune aux alternatives bruxelloises ? Les mutualisations – leur échec, leur réussite – dépendent-elles de cette identité ?

En termes d’identité communes aux alternatives s’engageant dans un processus de mutualisation de ressources, il est à ce stade encore hasardeux de formuler des conclusions figées. En effet, nous en sommes au tout début des mutualisations concrètes. Par contre, compte tenu de ce qui est compilé dans la note de synthèse de juillet 2019, nous sommes en mesure d’observer assez nettement qu’il n’y a pas, actuellement, de régularité observée. En effet, les freins ou les contraintes à la coopération liées à l’identité sont d’intensité variée selon les types de ressources en jeu : dans les cas qui nous occupent, nous avons remarqué une contrainte forte posée dans le cadre d’In Common (mutualisation de données géolocalisées), et une contrainte assez faible dans le cadre du système d’échange. Dans le cas de Bota 75, nous ne pouvons tirer de conclusion, car les mutualisants étaient déjà rassemblés auparavant. Dans le cas du lieu fédérateur, il semble que ce soit les questions des publics et la taille des organisations qui aient freiné le premier processus enclenché.